Vélo et trottinette, comment comptabiliser mes frais de déplacement ?

Vélo et trottinette, comment comptabiliser mes frais de déplacement ?

Vous devez certainement vous déplacer pour votre activité, chez des clients ou des patients notamment. Bien que la voiture soit le mode de transport le plus répandu, de nouveaux modes de déplacement obtiennent de plus en plus d’adeptes : le vélo, mais aussi la trottinette, électrique ou non.

Cet article a été initialement diffusé sur le groupe Facebook Compta Pour Les Professions Libérales, réseau d'entraide des praticiens libéraux dans leur comptabilité.

Le robot comptable des professions libérales

Plus écologiques, ils aident également à se maintenir en bonne santé et sont beaucoup moins chers qu’un véhicule. Autant d’avantages qui expliquent l’explosion du marché : en 10 ans, le nombre de vélos électriques vendus en France a augmenté de 90%. De nombreux professionnels libéraux ont donc choisi ce mode de déplacement et se demandent comment l’intégrer dans leur comptabilité.

De manière générale, les frais de déplacement domicile-travail sont déductibles en charge. Selon le BOFIP,

“les frais de déplacement que les titulaires de bénéfices non commerciaux exposent pour se rendre à leur lieu de travail et en revenir sont, en règle générale, inhérents à leur fonction et doivent, par suite, être admis en déduction.”

Les vélos et trottinettes sont considérés comme des moyens de déplacement et bénéficient donc également d’un traitement comptable.

La trottinette comme moyen de déplacement

Dois-je immobiliser mon vélo ?

La bicyclette et la trottinette sont considérés comme des moyens de transport. Lorsque vous en achetez un à titre professionnel, vous devez l’intégrer à votre patrimoine pro et donc le faire entrer dans vos immobilisations, quel que soit son prix. Vous pourrez alors l’amortir sur plusieurs années et déduire ces amortissements en charge, comme n’importe quel véhicule. La durée des amortissements dépend de votre utilisation, l’usage est d’opter pour un amortissement sur 4 ou 5 ans.

Exemple : Vous achetez un vélo électrique à 1500€ et évaluez votre utilisation à 5 ans.
1500 / 5 = 300. Vous pourrez alors déduire en charge 300€ pendant 5 ans pour amortir le prix d’achat.

Si vous utilisez un logiciel de comptabilité comme Georges, le robot comptable, vous devez classer cet achat dans vos immobilisations. Concernant les amortissements, Georges effectue lui même le calcul et entre directement le montant à déduire en charge dans votre 2035.

Comment déduire mes frais ?

En tant qu’indépendant, vous ne pouvez pas bénéficier du barème d’indemnités kilométriques pour les vélos et les trottinettes, même électriques. Seuls les salariés sont concernés. Vous pouvez cependant, comme dans le cas d’une voiture, déduire en charge les frais d’entretien, de réparation et d’assurance, au prorata de votre utilisation professionnelle. Si votre bicyclette est inscrit dans vos immobilisations, vous pouvez comme expliqué ci-dessus déduire le prix d’achat par le biais des amortissements. En revanche, s’il est inscrit dans votre patrimoine personnel, le prix d’achat restera entièrement à votre charge, vous ne pourrez pas effectuer d’amortissement.

Vélo partagé

Et si je préfère la location ?

De nombreuses solutions de location existent, de la location à une agence aux vélos partagés disponibles dans de nombreuses grandes villes. Dans ce cas, vous n’êtes pas propriétaire et n’avez pas de prix d’achat à amortir. Seuls les frais de location, d’entretien et d’abonnement pour les systèmes tel Vélib’ ou Vélo’v sont donc déductibles en charge, au prorata de votre utilisation professionnelle toujours. Des offres de leasing, location avec option d’achat, font également leur apparition. Tant que vous n’êtes pas propriétaire, vous devez le comptabiliser comme une location classique. Si vous décidez de l’acheter à la fin de la période contractuelle, vous pouvez l’immobiliser pour le reste de sa valeur (celle qu’il vous reste à payer pour l’acheter, et non son prix global) et continuer à déduire vos frais d’entretien.

Et vous, quel moyen de transport utilisez-vous pour votre activité professionnelle ?
Pour toutes questions complémentaires, laissez nous un commentaire ci-dessous ou bien discutez en avec la communauté sur le groupe Facebook. Pour les utilisateurs de Georges, vous pouvez nous contacter directement via le live-chat !

Valentine Fléhoc

Content Manager de Georges, Le robot comptable des professions libérales.

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5 commentaires

  1. Super valentine j’attendais cet article 🙂
    Il faudrait donc je suppose classer les cycles électriques en nature: « véhicule de tourisme » ? Et ainsi intégrer l’option « zéro émission de CO2 »
    🙂

    1. Bonjour, vous ne pouvez pas classer votre cycle électrique en « véhicule de tourisme » car il n’est pas considéré comme un véhicule et n’est donc pas soumis au barème kilométrique. Il ne peut donc pas intégrer l’option « zéro émission de CO2 », réservée aux voitures électriques. Sur Georges, ce type de vélo se classe dans « matériel électrique ».

  2. Quel soulagement de trouver votre article. Merci infiniment. Je travaille à mon domicile, mais je souhaite utiliser un vélo électrique pour me rendre dans un espace de travail partagé distant de 10 km. Je vais donc l’acheter et déduire les frais comme vous le conseillez en Matériel électrique.

  3. Si vous le classer dans materiel electrique, vous pouvez donc avoir également une voiture « pro ». Pour aller à mon Cabinet je souhaite prendre le vélo mais j’ai plusieurs fois des trajets plus long à faire par mois, où la voiture doit être utilisée. Peut-on donc cumuler velo et voiture ?
    Merci

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